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La pédagogie active et les 3 temps de Séguin chez AMIPI

Formation assistant de formation

 

AMIPI s'est approprié la pédagogie des 3 temps de Séguin, garantissant un apprentissage rapide, fiable et durable des opérateurs avec handicap cognitif. Explications de Maryse Vendre, co-fondatrice, et Marie-Laure Blandin, directrice des apprentissages et de la formation.

 

  1. Voir et entendre : le formateur fait et explique

« Voir et entendre » sont 2 étapes cumulatives facilitant l’apprentissage. Pourquoi ?
Car voir sans explication est un risque pour l’apprenant de ne pas comprendre certains points essentiels ; entendre seulement, sans voir le geste associé à l’explication, entraine presque systématiquement des erreurs d’interprétation. 

3 temps Séguin AMIPILors de la formation d’un nouvel embauché, n’ayant aucune connaissance du travail qui lui est confié, il est d’autant plus important de transmettre le savoir par des explications associées aux gestes correspondant, et de donner du sens à l’action (le risque associé, le point qualité spécifique, etc.). Plusieurs systèmes de mémoire s’activent alors, permettant un meilleur ancrage.

Le premier temps de Séguin associe donc bien le voir et entendre.

Le cas particulier de formation d’un opérateur maîtrisant déjà des opérations élémentaires de montage, en polyvalence sur un autre poste de câblage, permet d’associer aussitôt l’apprenant à donner lui-même les explications pour ce qu’il connait déjà. Ceci permet au formateur de s’assurer de cette bonne maîtrise par le biais du questionnement (pédagogie active).

 

  1. Reformuler : l’apprenant reformule, le formateur fait

La reformulation est une étape essentielle et très fréquemment absente dans toutes les formes courantes d’apprentissage. Pourquoi essentielle ?
Grâce au questionnement (pédagogie active) utilisé par le formateur, l’apprenant, pour reformuler ce qui a été vu précédemment, devra rechercher les explications et le sens de l’action qui lui ont été donnés lors du premier temps.

Formation assistant de formationLe fait de faire cet effort de sollicitation de sa mémoire (plus précisément "ses systèmes de mémoire" comme nous le rappelle le Dr Pamela Banta Lavenex), va permettre à l’apprenant de tracer un chemin neuronal.

Et par des questions adéquates, le formateur va vérifier que le chemin neuronal en train de se tracer est le bon ; pouvant à tout instant, toujours par le questionnement, réorienter l’apprenant s’il était amené à dériver ; annihilant ainsi tout geste parasite.

Le deuxième temps de Séguin est ce temps essentiel de la reformulation par l’apprenant, guidé par les questions du formateur.

 

  1. Faire : l’apprenant fait

Pas d’apprentissage sans le « faire ». Voir/entendre et reformuler sont insuffisants. Pourquoi ?
Laissons répondre un opérateur qui a dit un jour, lors d’une formation aux postes : « Mes muscles ont la mémoire des gestes ». Belle apologie du « faire ».

Le troisième temps de Séguin est en effet celui du « faire », mais pas seulement. Car le formateur questionne à nouveau l’apprenant (toujours la pédagogie active) sur les gestes, l’ordre des tâches, les points d’attention... Toujours et encore solliciter les systèmes de mémoire, toujours et encore tracer le chemin neuronal.

Voilà pourquoi les méthodes pédagogiques maîtrisées par AMIPI garantissent un apprentissage rapide, fiable et durable.

 

Pour en savoir plus :

> Les fondements scientifiques de la Fondation AMIPI
> Apprentissages et développement cognitif

 

 

 
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